Carte interactive des plus beaux champs de lavande autour de Montélimar

Parmi les symboles de la Provence, les champs de lavande sont vraiment incontournables.
La période de floraison va de mi-juin à mi-juillet.
Mais il est tellement frustrant de venir dans un gite à Montélimar sans savoir où chercher la fameuse fleur pourpre…

En effet, il est tout à fait possible (et facile !) de chercher en vain des champs de lavande en Drôme provençale… et de ne pas en trouver de jolis !

Mais dépêchez vous d’aller les voir, les champs de lavande sont probablement voués à disparaître… vous en saurez plus dans l’article ci-dessous.

Pour vous aider, nous recensons les plus beaux champs de lavande que nous avons trouvé autour de Montélimar, sur la carte interactive ci-dessous.

 

Faire la différence entre lavande et lavandin

Ne nous voilons pas la face, vous devez les confondre et continuerez probablement à le faire !

Mais nous ne pouvons pas vous parler de la lavande autour de Montélimar sans vous préciser que ce n’en est souvent pas !!

La lavande est la plante originale, sauvage, encore appelée « fine ». Elle a un parfum léger, est d’une couleur qui se rapproche plutôt du bleu, est plus petite et vit en altitude. Elle se retrouve spontanément dans la nature.
Le lavandin, quand à lui, est plus grand, de couleur violet foncé, et tous les brins sont identiques. Il a été créé à des fins industrielles, et c’est donc  le lavandin que vous rencontrerez la plupart du temps sur votre route. C’est un hybride, dit encore « aspic ».

Dites vous de toutes façons que si vous n’êtes pas dans les montagnes du Vercors… c’est que vous ne voyez pas de la lavande, mais du lavandin !

Bon, par souci de commodité, nous vous parlerons de lavande tout le temps, mais ce n’est qu’une facilité d’élocution !

Il existe plusieurs variétés de lavandes, dont une particulière à la Drôme provençale, celle de Labobel, d’une couleur d’un surprenant bleu pâle.

Les hauts lieux où vous pourrez rencontrer de la lavande (ou du lavandin…), sont représentés sur la carte interactive de la lavande ci-dessous.

Il existe même une route de la lavande, qui relie Montélimar à Grignan.

Sachez également que depuis votre appart hôtel à Montélimar, vous pourrez assister à la fête de la lavande en juillet, chaque année.

 

 

La lavande est une espèce menacée par une bactérie tueuse

Le paysage provençal pourrait bien être complètement modifié à terme.

La plupart des végétaux typiques de la région méditerranéenne subissent les attaques foudroyantes de prédateurs (insectes et/ou bactéries) généralement venus d’Afrique du Nord.

Notamment, les végétaux de Provence suivants en ont pris un sacré coup :

  • les palmiers : attaqués par le charançon rouge
  • le buis : détruit par la pyrale du buis
  • les oliviers : foudroyés par la bactérie Xylella fastidiosa

La lavande n’est pas épargnée et est la cible de la bactérie appelée phytoplasme de Stolbur.

Cette bactérie est responsable d’un dépérissement précoce des jeunes plants de lavande et a déjà causé la perte de près de 50% des champs en lavande dans le Vaucluse depuis le début des années 2000.

D’un point de vue biologique, le phytoplasme de Stolbur est une bactérie pathogène sans paroi, qui a besoin d’un hôte (la lavande ou un insecte qui va ensuite aller sur la lavande) pour se fixer et survivre.

L’insecte hôte le plus fréquent a été identifié comme étant la cicadelle ou hyalesthes obsoletus. Il s’agit d’un insecte qui effectue la totalité de son cycle de vie sur la lavande, ce qui explique que cette plante soit particulièrement sensible.

A noter que cette bactérie apprécie deux plantes méditerranéennes supplémentaires : la vigne et le thym… encore des ravages en perspective!

La quasi totalité des sites de production de lavande et de lavandins sont touchés, et les moyens de lutte s’organisent, mais sont plutôt lourds pour les producteurs :

  • arrachage systématique et massif des plants malades
  • accepter de faire des rotations dans les cultures pour couper le cycle de vie de la cicadelle qui est vecteur de la bactérie (c’est ce qui explique que les champs de lavande ne sont pas positionnés au même endroit pendant des années et des années)
  • de planter avec des règles de prophylaxie strictes et donc avec du matériel certifié sain

 

Mais le phytoplasme de Stolbur n’est pas la seule menace qui pèse sur la lavande et le lavandin de Provence… les lobby et l’union europénne s’en chargent également.

 

Autre grand prédateur de la lavande… la commission européenne !

 

Cela paraît totalement fou, mais l’Europe a bien failli faire disparaître les champs de lavande.

En 2013, une nouvelle directive prévoyait de faire de l’essence de lavande, et plus généralement les huiles essentielles, des produits chimiques comme les autres.

Les parfumeurs de la région de Grasse ont été les premiers à lever le lièvre et des panneaux « la lavande n’est pas un produit chimique » ont fleuri un peu de partout, de la Drôme à la Haute Provence.

Cette réglementation, joliment appelée REACH, pour enRegistrement, Evaluation, Autorisation de produits CHimiques, prévoyait l’obligation de mettre en place une batterie de tests toxicologiques pour autoriser la mise en commercialisation des huiles essentielles… ce qui revenait à les interdire car la composition d’un produit naturel est par définition impossible à contrôler et donc aurait laissé apparaître des composants incompatibles avec la réglementation.

La lavande est simplement distillé, pas transformée, et il ne s’agit donc pas d’un produit industriel, mais bien d’un produit naturel.

Et cela fait toute la différence !

Au final, la réglementation a fixé un seuil d’information à partir de 1 tonne de produit, ce qui permet aux petits lavandiculteurs de s’éviter des études couteuses et également un étiquetage drastique sur chacun de leur produit.

 

Maintenant que vous en savez un peu plus sur la lavande et que vous êtes rassuré sur son avenir, vous pouvez découvrir ses vertus et son mode de culture et de distillation dans l’un des musées à proximité des gîtes de Montélimar.

 

Le musée de la lavande près de Montélimar

Le musée de la lavande se situe à Saint Remèze, à proximité des Gorges de l’Ardèche, qui font une bonne excursion à la journée au départ de Montélimar.

La visite du musée vous permettra de tout savoir sur l’histoire de la lavande et d’assister à sa distillation traditionnelle

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